Résumé
Note de la rédaction
Rapport qualité-prix : intéressant si tu sais dans quoi tu t’embarques
Design et format : compact, mais pas magique
Fiabilité et stabilité : encore quelques doutes
Performances et compatibilité Zigbee : là où ça passe ou ça casse
Présentation : ce que le module promet vraiment
Efficacité au quotidien : ça fait le job, mais avec des limites
Points Forts
- Deux canaux de variation dans un seul micromodule (2 x 150 W), pratique pour gérer deux circuits
- Format compact 39 x 39 x 18 mm, installable derrière un interrupteur dans une boîte encastrée
- Fonctionne correctement dans l’écosystème Tuya / Smart Life avec contrôle vocal Alexa / Google Home
Points Faibles
- Compatibilité incomplète avec certains systèmes (Home Assistant + Zigbee2MQTT, Echo Plus ne voit qu’un canal)
- Gestion du dimming perfectible sur les LED (coupure sous un certain seuil, réglage min peu efficace)
- Fiabilité et support logiciel discutables, avec au moins un cas de comportement erratique (commutations intempestives)
Caractéristiques
Voir la fiche produit complète →| Marque | Sone Smart One |
Un petit variateur Zigbee qui a l’air pratique… sur le papier
Je vais être clair : ce module Sone Smart One, je l’ai abordé comme un bricoleur lambda qui veut juste rendre son éclairage un peu plus smart sans refaire toute l’installation. Un petit variateur Zigbee, 2 canaux, annoncé comme compatible Tuya / Smart Life, Alexa, Google Home, Home Assistant via Zigbee2MQTT, le tout dans un format 39 x 39 x 18 mm. Sur le papier, ça coche pas mal de cases : double canal, variation, intégration domotique et pas besoin de changer tous les interrupteurs du logement.
En regardant les retours et la fiche technique, on sent vite que ce n’est pas le produit « plug and play » parfait. La note globale tourne autour de 3,5/5, donc pas une catastrophe, mais clairement pas un produit qui met tout le monde d’accord. Certains utilisateurs disent que ça fonctionne bien avec une Fritzbox, d’autres galèrent avec Home Assistant ou Echo Plus, d’autres encore se plaignent de comportements bizarres (module qui commute tout seul, problèmes de dimming, etc.). Bref, c’est le genre de produit où il faut savoir dans quoi on met les pieds.
Si tu cherches juste un avis « est-ce que ça marche ou pas ? », la réponse c’est : ça peut marcher, mais ça dépend énormément de ton écosystème et de tes attentes. Pour un usage très ciblé avec Tuya ou certaines passerelles Zigbee, ça peut faire le job. Pour une intégration nickel avec Home Assistant ou le Zigbee intégré d’un Echo, là c’est plus compliqué. Et il faut aussi garder en tête que c’est un variateur TRIAC, donc sensible au type d’ampoule LED que tu branches dessus.
Dans ce test, je vais surtout parler de ce que j’ai constaté et de ce qui ressort des avis : comportement réel en usage quotidien, compatibilités, limites, et si ça vaut le coup par rapport à d’autres modules Zigbee plus connus (type Tuya / Moes / Sonoff). Pas de blabla marketing, juste : est-ce que ça vaut le temps passé à le câbler dans une boîte encastrée, ou est-ce que tu risques surtout de perdre une soirée à insulter ton installation électrique.
Rapport qualité-prix : intéressant si tu sais dans quoi tu t’embarques
Sur le rapport qualité-prix, difficile de donner un chiffre exact sans le prix du jour sous les yeux, mais vu sa position dans le classement (loin du top, mais pas totalement invisible) et la concurrence, on est clairement sur un produit placé plutôt agressif : double canal, Zigbee, dimmer, pour moins cher que certains modules de marques plus connues. Sur le papier, tu te dis que c’est une bonne affaire : un seul module pour gérer deux circuits, c’est plus rentable que deux variateurs simples.
Le problème, c’est que le prix ne fait pas tout. Si tu dois passer une soirée à comprendre pourquoi ton interrupteur physique ne réagit pas sous Home Assistant, ou à bricoler des automatisations pour empêcher les LED de s’éteindre sous 8 %, le gain financier se transforme vite en perte de temps. Là où un module un peu plus cher mais mieux supporté (type modules Zigbee Tuya plus répandus, Moes, ou même des solutions plus haut de gamme) va marcher quasi du premier coup, ici tu peux te retrouver à fouiller des forums et à tester plusieurs configs.
Par contre, si tu restes strictement dans l’écosystème Tuya / Smart Life avec une passerelle compatible, sans chercher à tout intégrer dans Home Assistant, le rapport qualité-prix redevient plus intéressant. Tu as : deux canaux, le dimming, le contrôle vocal, la programmation via l’appli, dans un module compact. Pour quelqu’un qui veut juste rendre deux circuits de lumière un peu plus « smart » sans trop pousser la domotique, ça peut valoir le coup, à condition d’accepter quelques limites sur le comportement des LED et de bien choisir ses ampoules.
En résumé, je dirais que le rapport qualité-prix est correct si tu as un profil bricoleur et tolérant, et moyen si tu veux quelque chose de très fiable et bien intégré à un système domotique plus avancé. Ce n’est pas une arnaque, mais ce n’est pas non plus la bonne affaire universelle qui convient à tout le monde. Il faut juste être lucide sur ce que tu achètes.
Design et format : compact, mais pas magique
Niveau design, on est sur quelque chose de très classique pour un micromodule : un petit bloc en plastique de 39 x 39 x 18 mm, environ 35 g. Honnêtement, pour l’installer derrière un interrupteur dans une boîte encastrée standard, le format est plutôt correct. Ce n’est pas le plus petit du marché, mais ça reste raisonnable. Si ta boîte est un peu profonde (50-60 mm) et que ton câblage n’est pas un gros paquet de fils, ça rentre. Si tu es sur des vieilles boîtes peu profondes déjà blindées de dominos, ça va être sport, mais ce n’est pas spécifique à ce modèle.
Les bornes sont à vis, ce qui est plutôt rassurant pour un module secteur. Pas de bornes à ressort fragiles, tu serres tes fils et ça tient. On reste sur quelque chose de basique : pas d’écran, pas de bouton de réglage avancé, juste ce qu’il faut pour l’appairage et le câblage. L’indice de protection est IP20, donc clairement réservé à l’intérieur, dans une boîte ou un coffret, loin de l’humidité.
Le côté « design » esthétique, on s’en fiche un peu vu que le module est caché, mais ce qui compte c’est la praticité à l’installation. Là, je dirais que c’est « correct » : taille raisonnable, borniers classiques, étiquetage suffisant. On n’est pas sur un produit haut de gamme avec schéma imprimé partout, mais pour quelqu’un qui sait lire un schéma de câblage basique, ça va. Le fait qu’il soit annoncé aussi en « montage sur rail DIN » laisse penser qu’on peut le clipser dans un coffret, mais ce n’est pas un vrai module DIN 4 ou 6 modules comme chez Legrand ou Schneider. Faut être un minimum à l’aise avec le bricolage.
Globalement, côté design, rien de choquant, rien de génial non plus. C’est un petit boîtier fonctionnel. Le truc qui compte vraiment, ce n’est pas son look, c’est comment il se comporte une fois enfermé derrière ton interrupteur : chauffe, stabilité, réaction aux commandes, etc. Et là, c’est plus du côté « performance » et « efficacité » que ça se joue.
Fiabilité et stabilité : encore quelques doutes
Niveau durabilité, on n’a pas des années de recul, mais certains indices font un peu tiquer. Déjà, le module est certifié CE, FCC, RoHS, WEEE, donc sur le papier il respecte les normes de base. C’est en 230 V, IP20, boîtier plastique, contacts en aluminium. Rien d’anormal pour ce type de produit, on est dans la moyenne. Par contre, la fiabilité perçue vient surtout des retours d’usage, et là, c’est mitigé.
Le commentaire du client qui dit que le module « se met à commuter tout seul » sans commande, c’est typiquement le genre de truc qui fait douter de la stabilité du firmware ou de la gestion radio. Quand tu caches un module dans un mur, tu veux être sûr qu’il ne va pas faire n’importe quoi, surtout si tu relies des éclairages importants ou des pièces de vie. Peut-être que c’est un exemplaire défectueux, mais sur un produit pas très connu, ça ne rassure pas.
Autre point : les soucis de compatibilité et de réglages incomplets (min dimmer qui ne marche pas, canaux non reconnus correctement, entrées physiques non fonctionnelles avec certains systèmes) peuvent aussi être vus comme un signe qu’il n’y a pas un gros suivi logiciel derrière. Quand tu prends des marques plus répandues dans la domotique Zigbee, tu as souvent des mises à jour de firmware, une meilleure intégration dans Zigbee2MQTT, des correctifs au fil du temps. Là, on est sur une marque assez inconnue, donc il ne faut pas trop compter sur des mises à jour régulières.
Je ne dirais pas que c’est un module « à éviter absolument », mais il faut garder à l’esprit que ce n’est pas un produit ultra éprouvé avec un énorme historique de retours positifs. Si tu le mets dans une installation où tu veux zéro prise de tête sur le long terme, je serais prudent. Si c’est pour un projet secondaire, un couloir, une pièce moins critique où tu acceptes de bricoler un peu si ça bug, pourquoi pas. Mais pour un salon principal ou une maison de location où ça doit marcher sans maintenance, je regarderais peut-être des modules Zigbee un peu plus réputés.
Performances et compatibilité Zigbee : là où ça passe ou ça casse
C’est vraiment sur la partie performance et intégration que ce module montre ses forces et ses faiblesses. D’un côté, on a des retours positifs : par exemple, un utilisateur avec une Fritzbox 5690 Pro arrive à gérer on/off et dimming depuis un bouton dans le couloir, plus un détecteur de mouvement sans fil qui pilote le tout en fonction du lever/coucher du soleil. Pour lui, tout fonctionne, à part le dimming direct depuis le téléphone DECT C6, mais il précise que c’est une limite d’AVM, pas du module.
De l’autre côté, dès qu’on sort du combo Tuya/Fritzbox pour aller vers Home Assistant + Zigbee2MQTT ou l’Echo Plus, ça devient plus bancal. Un utilisateur explique que sur Home Assistant, les deux canaux sont bien reconnus, on peut allumer/éteindre et dimmer depuis l’interface, mais les interrupteurs physiques reliés au module ne fonctionnent tout simplement pas. Il a essayé de changer le mode (toggle, state, momentary), rien n’y fait. Donc sur le papier c’est compatible Zigbee2MQTT, mais le mapping des fonctions n’est pas propre, ou le module n’est pas bien supporté par le firmware actuel.
Un autre point qui revient, c’est la qualité du dimming sur les LED. Un utilisateur a mis des LED dimmables de 6 W (2 sur un canal, 3 sur l’autre). Problème : sous 8 % de valeur de dimmer, les LED s’éteignent. Le réglage de luminosité minimale intégré au module ne semble pas fonctionner comme prévu. Résultat : il a dû créer une automation dans Home Assistant qui bloque toute valeur en dessous de 8 % pour éviter les coupures. Ça fonctionne, mais c’est du bricolage logiciel pour compenser un module qui ne gère pas bien la plage basse.
Enfin, il y a le cas plus gênant : un utilisateur qui dit clairement que le module « pète un câble », c’est-à-dire qu’il commute de lui-même, sans action. Ça, c’est le genre de comportement qui fait perdre confiance direct dans un module installé derrière un mur. Difficile de savoir si c’est un défaut isolé ou un problème plus large de firmware, mais ça montre que tout n’est pas parfaitement maîtrisé. Ajoute à ça l’utilisateur Echo Plus qui n’a qu’un seul canal reconnu, et on voit bien que ce module n’est pas le champion de l’interopérabilité Zigbee.
Présentation : ce que le module promet vraiment
Concrètement, le Sone Smart One c’est un micromodule variateur Zigbee à 2 canaux, annoncé pour 2 x 150 W de puissance sur des charges dimmables (LED TRIAC, halogènes, incandescence, certaines bandes LED). Il fonctionne en 230 V AC, se met derrière un interrupteur (dans une boîte encastrée ou un coffret si tu préfères le rail DIN), et il a besoin d’une passerelle Zigbee compatible Tuya pour être contrôlé via l’appli Smart Life / Tuya. Pas de Wi-Fi ici, tout passe par Zigbee.
Le module est censé gérer :
- On/Off sur deux circuits distincts
- Variation de la luminosité sur les deux canaux
- Contrôle depuis l’appli (Tuya / Smart Life)
- Contrôle vocal (Alexa / Google Home) via la passerelle
- Intégration possible dans Home Assistant via Zigbee2MQTT
Sur le papier, ça te permet de transformer un interrupteur classique en double variateur connecté, sans changer tes boutons muraux. Tu gardes ton bouton poussoir ou ton interrupteur, et tu ajoutes la couche « smart » derrière. L’idée est bonne, surtout si tu ne veux pas de gros interrupteurs tactiles moches ou si tu veux garder le style d’origine de la maison.
Là où ça se complique, c’est sur la réalité de la compatibilité. Dans les avis, on voit : un utilisateur content avec une Fritzbox 5690 Pro (tout fonctionne sauf le dimming depuis le combiné DECT, mais c’est lié à AVM), un autre qui dit que ça marche avec Home Assistant mais qu’il doit bidouiller une automation pour éviter que les LED s’éteignent sous 8 %, un autre qui n’arrive pas à faire marcher les boutons physiques avec Home Assistant + Zigbee2MQTT, et encore un qui explique que sur Echo Plus, un seul canal est reconnu. Donc oui, c’est compatible Zigbee, mais pas forcément bien intégré partout.
Efficacité au quotidien : ça fait le job, mais avec des limites
Si on met de côté les histoires de compatibilité avancée, la question c’est : est-ce que ça fonctionne correctement une fois installé dans une config simple Tuya/Smart Life ? Sur ce point, quand on reste dans l’écosystème prévu (passerelle Zigbee Tuya, appli Smart Life), le module semble faire le job pour beaucoup de gens : on/off des deux circuits, variation, scénarios basiques, contrôle vocal via Alexa/Google Home. Pour un usage « grand public » avec une box Tuya, on est plutôt dans le « correct sans plus ».
Les problèmes arrivent surtout quand tu commences à vouloir pousser un peu plus loin : intégration propre dans Home Assistant, gestion fine des seuils de dimming, combinaison avec des boutons physiques et des automatisations avancées. Là, tu sens que le module n’est pas aussi abouti qu’un produit plus connu et mieux supporté. Le fait que certains n’arrivent pas à faire marcher les entrées physiques sous Zigbee2MQTT, c’est quand même un gros frein si tu veux garder un usage normal de ton interrupteur en parallèle de la domotique.
Sur la partie variation, le fait que plusieurs LED s’éteignent sous un certain seuil n’est pas totalement surprenant (les LED dimmables sont souvent capricieuses, surtout avec les variateurs TRIAC), mais ici, même le réglage de luminosité minimale intégré ne semble pas corriger le problème. Tu peux contourner avec une automation, mais ce n’est pas ce qu’on attend d’un produit censé être simple à utiliser. On est loin du variateur qui gère tout seul la courbe de dimming en fonction de la charge.
En résumé : si tu le prends pour un usage basique avec une passerelle Tuya, que tu acceptes de tester quelques ampoules pour trouver celles qui se comportent correctement, ça peut fonctionner de façon stable. Si tu veux une intégration propre avec Home Assistant, des boutons physiques fiables, et un dimming nickel sur toutes tes LED, il y a clairement mieux sur le marché, même si parfois un peu plus cher. Là, on est sur un module qui « peut marcher », mais qui demande plus de tolérance et de bidouille qu’on aimerait.
Points Forts
- Deux canaux de variation dans un seul micromodule (2 x 150 W), pratique pour gérer deux circuits
- Format compact 39 x 39 x 18 mm, installable derrière un interrupteur dans une boîte encastrée
- Fonctionne correctement dans l’écosystème Tuya / Smart Life avec contrôle vocal Alexa / Google Home
Points Faibles
- Compatibilité incomplète avec certains systèmes (Home Assistant + Zigbee2MQTT, Echo Plus ne voit qu’un canal)
- Gestion du dimming perfectible sur les LED (coupure sous un certain seuil, réglage min peu efficace)
- Fiabilité et support logiciel discutables, avec au moins un cas de comportement erratique (commutations intempestives)
Conclusion
Note de la rédaction
Au final, le Sone Smart One Variateur Zigbee 2 canaux, c’est un module qui a de bonnes idées sur le papier : deux circuits dimmables dans un format compact, compatible Tuya / Smart Life, contrôle vocal, intégration théorique avec Home Assistant via Zigbee2MQTT. Dans une installation simple, centrée sur l’appli Tuya et une passerelle compatible, il peut tout à fait faire le job : allumer, éteindre, varier, programmer des scénarios de base. Pour quelqu’un qui veut domotiser un peu son éclairage sans changer les interrupteurs muraux, c’est une option qui se tient.
Par contre, dès que tu sors de ce cadre « simple », les limites apparaissent vite : problèmes de dimming sur certaines LED (coupure sous 8 %), réglage de luminosité minimale pas vraiment efficace, compatibilité partielle avec certains systèmes (Echo Plus qui ne voit qu’un canal, Home Assistant + Zigbee2MQTT qui ne gère pas correctement les boutons physiques pour certains), et même un retour inquiétant de module qui commute tout seul. Ça ne veut pas dire que tout est mauvais, mais clairement, ce n’est pas le module le plus abouti du marché.
Pour moi, ce variateur s’adresse surtout à : quelqu’un qui a déjà une passerelle Zigbee Tuya, qui veut gérer deux circuits de lumière sans trop se compliquer la vie, et qui accepte de tester ses ampoules pour trouver celles qui se comportent bien. Si tu es dans ce cas, le rapport fonctionnalités/prix peut être intéressant. En revanche, si tu es à fond dans Home Assistant, que tu veux une intégration propre, des interrupteurs physiques fiables et un dimming propre sur toutes tes LED, je te conseillerais plutôt de regarder des modules Zigbee plus répandus et mieux supportés. Ce Sone Smart One, ce n’est pas une catastrophe, mais c’est clairement un produit « à réserver aux bricoleurs patients » plutôt qu’un module plug and play pour tout le monde.